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Concernant la femme musulmane pendant le Ramadan

Concernant la femme musulmane pendant le Ramadan
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Questions concernant la femme musulmane.


*Question N°1:
Je fais la prière, le jeûne du ramadan, mais je trouve que ce n'est pas suffisant. C'est pourquoi, j'aimerai en savoir plus sur l'Islam. Je voudrais savoir quelles sont les rôles et obligations de la femme musulmane.

Réponse N°1:
Vous le savez certainement, l'Islam n'est pas une simple religion dans le sens stricte du terme, c'est à dire qu'il n'enseigne pas uniquement des pratiques rituelles, des croyances et une spiritualité. Non, l'Islam est beaucoup mieux que tout ceci, c'est une façon de vivre, un mode de vie complet. C'est pourquoi, comme vous le faites justement remarquer, et contrairement à ce que pensent beaucoup de musulman, l'Islam ce n'est pas seulement les cinq prières, le jeûne du Ramadhan etc... L'Islam nous a donné des enseignements religieux, spirituels, et avec ceci, il nous a aussi dicté des lignes de conduite sur les plans sociaux, économiques, politiques etc... Et surtout, les règles qui ont été énoncées par l'Islam sont empreints de la plus grande justice. C'est pourquoi, sur la question de la femme, l'Islam a clairement établi des règles. Il y a de nombreux droits qui lui ont été reconnus (droit à la vie, droit à la dignité, droit à la détermination, droit à la possession et à la gestion de richesses, droit au savoir, droit du choix de l'époux, droit au travail dans le stricte respect des règles religieuses, droit à la decence par le port du voile .... et j'en passe). Et en sus de ceci, la position morale de la femme a été élevée: en Islam, le concept de la femme étant à l'origine du péché originel n'existe pas...
Mais il est à noter aussi que l'Islam a imposé à la femme des devoirs, et je pense que l'objet de votre question se situe ici. Pour simplifier, je vous proposerai d'aborder en premier lieu les devoirs communs à toutes les femmes, puis de voir quelques devoirs un peu plus spécifiques aux filles, aux épouses et aux mères.
Le premier devoir de la femme musulmane est bien sûr celui de la foi en Allah l'Unique, en Ses anges, Ses Livres, Ses Messagers, en l'existence du Jour Final, en la Prédestination portant sur le bien et le mal, et en la Résurrection après la mort. Voilà de façon résumée les principaux articles de la foi islamique.
Le second devoir est de se soumettre entièrement (c'est le sens du mot Islam) aux injonctions et aux commandements d'Allah, en mettant en pratique les obligations religieuses (cinq prières, Zakâte, Hadj, jeûnes du Ramadhân, tenir ses engagements, acquisition d'un minimum de science religieuse etc...) et en se protégeant de toutes les interdictions (adultère, vol, mensonge, consommer des biens illicites, manquer à sa parole etc..)
Pour une jeune fille, s'ajoute à ces deux principaux devoirs, celui du respect et de l'obéissance envers les parents. Il est strictement interdit de leur nuire et de leur causer du tort.
Pour l'épouse, un devoir supplémentaire est celui d'obéir à son époux en ce qui est licite. ("Pas d'obéissance envers une créature dans la désobéissance du Créateur" nous dit le Prophète S.A.W.) (Le mari pour sa part doit se monter juste envers son épouse. De même il doit consulter son épouse dans ses décisions; il a aussi un devoir de bon comportement à son égard.)
L'épouse a aussi pour devoir de préserver son foyer et sa famille contre toute intrusion ou influence néfaste. De même elle a la responsabilité de bien entretenir son foyer (cela aussi fait partie de ses devoirs envers Allah, et donc elle aura à répondre de ceci devant Lui).
Elle se doit aussi d'avoir une bonne tenue en présence d'hommes qui lui sont étrangers (tout homme avec qui le mariage est licite est considéré comme un homme étranger).
Elle a enfin le devoir de bien conseiller son époux, celui de préserver ses secrets ou encore de respecter le deuil s'il arrive à mourir.
Venons-en maintenant aux devoirs spécifiques à la mère. Elle a d'abord la responsabilité de préserver le f½tus qui se trouve en elle (l'avortement n'est pas toléré par l'Islam, sauf dans des cas exceptionnels).
Elle a aussi pour devoir d'allaiter son enfant, de se montrer douce, bienveillante, pleine de tendresse et d'affection à son égard.
Et enfin, et je m'arrêterai ici (ce n'est pas une liste exhaustive) elle a un devoir d'éducation envers ses enfants. Une éducation à tous les niveaux:
Education physique (règles d'hygiène, respect d'une alimentation saine...)
Education intellectuelle (aider ses enfants dans l'apprentissage de la lecture, l'écriture, développer leur réflexion..)
Education spirituelle (enseigner les croyances islamiques, les pratiques rituelles, la bonne morale: la pudeur, le respect des liens de sang, des vieux, la charité, l'intégrité, le bon caractère, les bonnes manières etc...)
Voilà les informations que je peux humblement vous apporter. J'espère avoir bien compris votre question et y avoir ainsi répondu.

*Question N°2:
Si une jeune fille a commis des péchés (vol ou autres actions interdites ) en sachant que ce n'est pas bien et qu'ensuite elle fasse la priere et implore le pardon de Dieu pour ce qu'elle a fait, Dieu lui pardonnera-t-elle ?

Réponse N°2:

La première chose que je voudrai faire, c'est de rappeler un verset du Saint-Qour'aane. Allah dit:
"Dis: Ô vous Mes serviteurs qui aviez causé du tort à vous mêmes (en commettant des péchés) , ne désespérez pas de la Miséricorde d'Allah. En vérité, Allah pardonne tous les péchés. Il est certainement le Pardonneur, le Miséricordieux."
Il existe ainsi de nombreux versets du Qour'aane et des Hadiths qui invitent le croyant (et la croyante) qui a commis des péchés à se repentir sincèrement, et qui les promettent le pardon. Allah pardonne tous les péchés à part le "Chirk" (l'associationnisme, d'associer quelqu'un à Dieu).
C'est pour cette raison, s'il est arrivé à une jeune fille de faire des erreurs (qui n'en fait pas? Nous tous, êtres humains, avons en nous cette faiblesse qui fait que nous succombons souvent aux assauts de Satan ou de notre égo, nos mauvais penchants. Cela fait partie intégrante de notre nature) , alors ce qu'il ne faut surtout pas faire, c'est:
- de désespérer de la Miséricorde divine.
- de continuer à commettre ces péchés.
Au contraire, pour pouvoir obtenir le pardon d'Allah, il faut que vous fassiez un repentir sincère Qu'est ce qu'un repentir sincère me demanderez-vous ?
Les oulémas ont cité trois conditions pour qu'un repentir soit considéré comme étant sincère:
1- Il faut regretter sincèrement ce que l'on a fait.
2- Il faut immédiatement arrêter de le faire.
3- Il faut prendre la ferme résolution de ne plus le faire à l'avenir.
(Maintenant, si après s'être repenti sincèrement , il nous arrive à nouveau
à faire ce péché, il faudra faire une nouvelle fois le Tawbah. Allah nous
pardonnera encore, Incha Allah.) Cependant si le péché que nous avons commis concerne aussi les droits d'autrui (nous avons volé les biens de quelqu'un, nous avons médit quelqu'un...) , alors il y a aussi une quatrième condition pour le Tawbah:
4- C'est de réparer le mal que l'on a fait. Si on a volé quelque chose, il faudra le restituer; si on a injurié, il faudra se faire pardonner et ainsi de suite...
Pour conclure, je voudrai ajouter deux choses:
1-Le Prophète Mouhammad S.A.W. a dit en ce sens qu'Allah est extrêmement content quand un serviteur se repent devant Lui de ses péchés.
2- Il a aussi dit en ce sens que lorsqu'un un serviteur lève ses mains pour implorer Allah, Allah a "honte" de laisser ses mains vides (c'est à dire qu'Il l'accordera ce qu'il a demandé.)
Qu'Allah nous pardonne à tous nos erreurs, nos fautes et nos péchés. Âmine.

*Question N°3:
Peut-on porter une jupe ou une robe qui arrive à la cheville (en la couvrant) sans mettre de pantalon en dessous ?

Réponse N°3:
Il est vrai qu'à partir du moment où un vêtement couvre complètement le " satar " (partie du corps qu'il est obligatoire de couvrir), et que ce vêtement est suffisamment ample pour ne pas laisser apparaître les contours et les formes du corps, il est tout à fait permis de le porter. Donc, si une femme porte une jupe ou une robe évasée qui lui recouvre les chevilles et qu'elle ne porte pas de pantalon en dessous, elle ne commet pas de péché. Cependant, il est nécessaire d'apporter certaines précisions pour nuancer cela. Si une femme ne porte pas de pantalon en dessous de sa jupe ou de sa robe, elle devra se montrer extrêmement vigilante lors de ses mouvements et de ses gestes à ce qu'aucune partie de son corps ne se découvre. Il faudra donc qu'elle fasse très attention au moment de s'asseoir, lorsqu'elle marche dans la rue et qu'il y a du vent, etc... C'est pourquoi, mon opinion personnelle est, qu'en dehors du foyer, une femme ne devrait pas porter de jupe ou de robe sans pantalon en dessous, à cause du fort risque qu'à un moment ou un autre, une partie de son "satar " se découvre sans qu'elle ne s'en rende compte.

*Question N°5:
Certes il a été prescrit à la femme musulmane de porter des habits descents,et de ne découvrir de son corps en présence d'hommes étrangers que son visage et ses mains. En fonction du pays ou de la region où elle se trouve le style d'habillement de la femme n'est pas le même. Par exemple tandis que la femme musulmane arabe porte des robes amples longues avec un foulard sur la tête , la musulmane sahélienne portera un ensemble pagne avec camisole et se couvrira d'un large voile qui descend souvent jusqu'au genou; ou bien d'un autre côté de la planète une autre soeur musulmane s'habillera avec un pantalon ou une jupe et un chemisier et se couvrira les cheveux d'un foulard. Ma question est de savoir de tout ces styles, lequel est permis par la religion musulmane. J'aimerai surtout savoir s'il y a une presciption spéciale sur les dimensions du voile utilisé généralement pour couvrir la tête et le cou (si le foulard noué au cou joue le même rôle que le voile que porte les femmes noires musulmanes).

Réponse N°5:
En matière de vêtement, à partir du moment où elle respecte quelques conditions (citées ci-dessous), la femme musulmane est libre de porter ce qu'elle désire, en fonction de son propre goût ou en fonction des coutumes vestimentaires de son pays: ainsi elle peut tout à fait porter une jupe ou une robe et un foulard, un pagne et camisole avec un long voile etc..., à partir du moment où son habit respecte les indications suivantes:
1. Le vêtement doit recouvrir son corps en entier, excepté les mains et le visage.
2. Le vêtement ne doit pas être trop attirant en soi-même.
3. Le vêtement ne doit pas être si clair ou transparent qu'il laisse paraître le corps en dessous (alors qu'il est justement censé le dissimuler).
4. Le vêtement doit être ample et ne doit pas coller au corps au point de laisser apparaître ses formes.
5. Le vêtement ne doit pas être un vêtement propre aux hommes. En Islam, il n'est pas permis aux hommes aussi bien qu'aux femmes d'imiter les personnes du sexe opposé.
6. Le vêtement ne doit pas être non plus une tenue spécifique et caractéristique aux non-musulmans.
7. Enfin, le vêtement ne doit en aucune façon exprimer une quelconque vanité ou orgueil.
Donc, si une femme s'habille en respectant ces règles, elle ne va pas à l'encontre des préceptes et des enseignements islamiques. Pour ce qui est du voile également, il n'existe pas à ma connaissance de dimension ou de modèle précis à respecter ou à porter en Islam. A partir du moment où le voile recouvre complètement les cheveux, qu'il dissimule complètement le cou et le haut de la poitrine, il est tout à fait permis de le porter. On pourrait donc déduire de là que les différentes sortes de foulard et de voiles portées ont, au fond, un rôle identique. Pour conclure, j'ajouterai qu'en matière de vêtement, il est recommandé d'adopter la tenue des gens pieux du pays ou de la région dans laquelle on vit.

*Question N°7: A-t-on le droit de se maquiller ?

Réponse N°7:
L'attrait pour l'embellissement et l'expression de la beauté est un trait naturel du caractère humain, aussi bien pour l'homme que pour la femme. Les préceptes islamiques n'étant jamais contraires aux dispositions naturelles de l'être humain, l'Islam ne peut donc qu'encourager et recommander aux croyants et croyantes d'adopter tout ce qui peut contribuer à l'embellissement de la personne: que ce soit sous la forme d'habits, de parures ou autres... Allah dit dans le Qour'aane: "Dis: Qui a interdit la parure d'Allah, qu'Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures?" (Sourate 7 - Verset 32) A partir de là, les savants musulmans déduisent que l'embellissement sous toutes ses formes est permise, sauf ce qui a été explicitement interdit (comme le tatouage, l'épilation des sourcils dans le but de les amincir etc...), à condition bien sûr que le choix de cette forme de parure ou d'embellissement soit en conformité avec la nature de celui ou celle qui le porte; un homme n'a ainsi pas le droit d'adopter une parure purement féminine. Pour en venir maintenant à la question portant sur l'action de se maquiller le visage, on peut en déduire la permission à partir d'une tradition rapportée de Aïcha (radhia Allahou anha) qui dit en ce sens: "Nous voyagions en compagnie du Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) vers la Mecque alors que nous avions frotté notre front avec du musc au moment de porter l'Ihrâm. Lorsque nous commencions à transpirer, ce mélange coulait sur notre visage. Le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) le voyait et pourtant, il ne nous l'interdisait pas." (Ce Hadith est cité dans l'ouvrage "awnoul ma'boûd", Volume 5 / Page 276). Ce Hadith montre que les pieuses épouses du Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) appliquaient une forme de maquillage parfumée sur leur front. L'emploi du khôl et du henné est autorisé par de nombreux Hadiths, rapportés notamment par Ibné Mâdja r.a. et Tirmidhi r.a. Pour ce qui est de l'utilisation du fard à joue, du fond de teint ou du rouge à lèvre, il est tout à fait normal que l'on ne peut trouver dans les Hadiths des indications directes, car ces produits n'existaient pas à l'époque du Prophète (sallallahou alayhi wa sallam). On est donc bien obligé de se référer aux avis juridiques émis sur la question. A ce sujet, les savants de l'école chaféite et hambalite autorise leur emploi pour la femme qui est mariée. (Référence: "al moufassal fi ahkâmil mar'ah" Volume 3 / Page 398). Telle semble être aussi la position des savants de l'école hanafite. En ce qui concerne le vernis à ongle, il semble aussi que son utilisation soit autorisée, à condition que le vernis ne soit pas étanche et n'empêche pas l'eau de parvenir jusqu'aux ongles (auquel cas, le Wozou ne serait pas valable). (Référence: "al moufassal fi ahkâmil mar'ah" Volume 3 / Page 398). Il est cependant nécessaire d'apporter deux précisions supplémentaires:
1- Les produits maquillants ne doivent pas contenir d'éléments dérivant de produits illicites ou des éléments nocifs, pouvant nuire à la peau.
2- Dans une mesure générale, l'embellissement et la parure, quelque soit leur forme ne doivent pas être "excessifs"; cela signifie tout d'abord que l'on ne doit pas consentir pour cela des dépenses inutiles et exagérées. Foudhâla ibné oubaïd (radhia Allahou anhou) dit: "Le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) nous empêchait l'excès dans le luxe et le confort." (Rapporté par Abou Dâoud r.a.) Cela signifie aussi que la forme d'embellissement choisie ne doit pas être considérée comme étant une altération et un changement à la création de Dieu. Le Qour'aane considère ceci comme une inspiration satanique; "Allah l'a maudit et celui-ci (le Diable) a dit: "Certainement, je saisirai parmi Tes serviteurs une partie déterminée. Certes, je ne manquerai pas de les égarer, je leur donnerai de faux espoirs, je leur commanderai et ils fendront les oreilles aux bestiaux (c'était là une pratique superstitieuse des arabes païens); je leur commanderai, et ils altéreront la création d'Allah..." (Sourate 4 / Versets 118-119) Selon ash shawkâni r.a. (référence "nayloul awtâr" Volume 6 - Page 193), l'expression "altérer la création d'Allah" fait allusion à tout changement irréversible et permanent du physique humain. Le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) en a mentionné quelques uns dans les Hadiths. Tout embellissement occasionnant ce genre de changement est interdit en Islam.
Notons enfin pour conclure cette question, que la femme musulmane n'a pas le droit de se montrer à des hommes étrangers (avec qui le mariage est licite) en étant maquillée de façon excessive, comme cela se fait actuellement.

*Question N° 10: Une femme étant en état de menstrue peut elle faire des du'a et le dhikr, que ce soit assise, debout ou couchée, et peut elle réciter des versets du Qour'ran ou non ???

Réponse N° 10: Il faut savoir qu'une femme en état de menstrues a tout à fait le droit de faire des douas, ainsi que le Dhikr , qu'elle soit assise, debout ou allongée. Il n'y a aucune divergences entre les savants à ce sujet. Les savants de l'école hanafite et châféite précisent même qu'une femme en état de menstrues peut réciter les douas et les Dhikr qui sont présents dans le Qour'aane, à condition de ne pas avoir l'intention de les réciter en tant que passages du Qour'aane, mais en tant qu'invocations.
En ce qui concerne la récitation du Qour'aane, d'après les écoles hanafite, châféite et hambalite, la femme en état de menstrues n'a pas le droit de le faire. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait: "Que l'homme en état d'impureté majeure et la femme en état de menstrues ne récite lise rien du Qour'aane."
Cependant, d'après l'école mâlékite, la femme a le droit de réciter le Qour'aane pendant ses règles.

*Question N° 11:
Ma question porte sur le bain rituel. Je voudrai savoir avec beaucoup de précision , comment la femme doit-elle laver sa tête en prenant le bain rituel?
Doit-elle passer ses mains humides sur les cheveux ou doit-elle carrément les laver à grande eau?
Cette indication sera j'en suis sûre utile à beaucoup de musulmane, surtout quand on sait que la femme a la chevelure plus longue que l'homme.

Réponse N° 11:
A ce sujet, il y a trois questions qui se posent:

1. La femme qui a les cheveux tressés doit-elle les détacher lorsqu'elle fait le "Ghoussl" ?
2. Est-il nécessaire que l'eau parvienne jusqu'au cuir chevelu (le revêtement cutané du crâne recouvert par les cheveux et où ces derniers prennent naissance) ?
3. La femme doit-elle laver les cheveux qui dépassent les limites de la tête et qui ne sont pas tressés?

Je vais donc essayer de résumer les opinions des savants musulmans sur ces trois questions:

1. D'après les écoles hanafites, châféites et mâlékites, si l'eau parvient jusqu'à la racine des cheveux tressés, il n'est pas nécessaire de les détacher. L'opinion de l'école hambalite est la même s'il s'agit du bain que l'on doit prendre à cause de la "Djanâbah" (après avoir eu des relations sexuelles par exemple). Par contre, pour le bain qui doit être pris après les règles, la femme devra nécessairement détacher ses cheveux, et les laver complètement.
2. Il y a unanimité des écoles juridiques sur l'obligation de laver la peau située sous les cheveux, aussi bien pour l'homme que pour la femme.

3. En ce qui concerne les cheveux qui dépassent les limites de la tête et qui ne sont pas tressés, d'après l'école hanafite, la femme doit obligatoirement les laver complètement. (Je ne possède pas d'informations sûres à ce sujet en ce qui concerne les autres écoles juridiques). (Source: Al fiqhoul islâmiy wa adillatouh / Volume 1) Il semblerait cependant que certains savants de l'école hanafite considèrent qu'il suffit que l'eau parvienne jusqu'au cuir chevelu dans tous les cas, même pour la femme qui n'a pas les cheveux tressés. En d'autres mots, d'après ces savants, il n'est pas nécessaire à la femme de laver l'ensemble de ses cheveux. On trouve même certains savants qui l'autorisent de passer seulement la main mouillée sur sa tête si le fait de laver ses cheveux lui cause du tort. (Source: Raddoul Mouhtâr).
Note: Par "laver" , il faut bien comprendre "laver à grande eau", pour reprendre votre expression.

Question N°13:
J'ai lu dans vos "questions-réponses" que selon l'ecole mâlekite, la femme a le droit de reciter le Quran pendant ses règles. Est ce que cela inclut aussi le toucher ?

Réponse N°13:
S'il est exact que d'après l'école mâlékite, la femme en état de menstrues a le droit de réciter le Qour'aane, cependant les savants mâlékites précisent que cette récitation doit se faire par c½ur. ("Al Fiqh oul Islâmiy wa adillatouh" Volume 1 / Page 471). On peut en déduire à partir de là que même pour les Mâlékites, il n'est pas permis à la femme en état de menstrues de toucher le Qour'aane. Telle est aussi la position des autres écoles juridiques: châféite, hanafite et hambalite.

*Question N° 14:
Je voulais savoir est-ce qu'une femme peut voyager seule sans problème considérant la faciliter des transports actuels (bien qu'il y a des risques partout) ? Quelle distance peut-elle parcourir seule? Ou bien est-ce que cela se chiffre en journées ? J'ai souvenir d'un Hadith ne permettant pas à une femme de voyager si elle devait passer une journée et une nuit seule ? Dans ce cas, en avion, on peut parcourir une grande distance (en 13 heures de vols en se retrouve en Extrême Orient)... ? Merci de m'éclaircir.

Réponse N°14:
Les Hadiths qui font allusion au voyage de la femme sont assez différents. Certains d'entre eux interdisent à la femme d'effectuer un voyage de trois jours et trois nuits en étant seule, sans être accompagnée par son mari ou par un "Mahram" (personne avec qui le mariage est interdit). D'autres Hadiths font allusion à un voyage de deux jours, et d'autres encore (comme vous le rappelez) interdisent à la femme d'effectuer seule, un voyage d'une journée. (Tous ces Hadiths sont mentionnés dans le Sahih Mouslim). Ces différentes Traditions ont, tout naturellement, occasionnées des interprétations multiples entre les savants musulmans. Mais avant d'en venir à ces divergences, il y a un point sur lequel les commentateurs de Hadiths sont unanimes: la durée du voyage n'est pas le critère qui permet de statuer sur sa nature juridique. C'est au contraire la distance parcourue qui représente le critère. Ainsi, les Hadiths qui interdisent à la femme d'effectuer seule un voyage de trois jours désignent, en réalité, un parcours dont la distance peut être couverte à pied (en suivant une allure modérée et avec des périodes intermédiaires de repos), en trois jours. Il en est de même pour les Hadiths faisant allusion à des voyages de deux jours ou d'une seule journée. Cependant, pour simplifier, les oulémas ont calculé, à partir de données diverses rapportées de certains Compagnons (radhia Allahou anhoum), une distance approximative qui correspondrait à ce que le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) a désigné dans les Hadiths comme étant un voyage de trois jours. Selon eux, cette distance varierait entre 80 et 90 km. Cette indication permet déjà de répondre à votre question sur le voyage en avion, mais aussi le voyage avec les moyens de locomotion actuels: c'est bien la distance parcourue qui est prise en considération et qui sert de critère, et non le temps mis à effectuer le parcours. Pour revenir maintenant à la question du voyage de la femme, une grande partie des oulémas sont d'avis que la femme musulmane n'a pas le droit d'effectuer seule n'importe quel voyage considéré comme tel (même si la distance parcourue lors de ce voyage correspond à celui d'un voyage à pied d'une journée). Selon eux, les différentes distances mentionnées dans les Hadiths ont toutes été citées à titre d'exemple, l'objectif commun étant d'empêcher à la femme de faire n'importe quel voyage sans être accompagnée. (Cette opinion est rappelée par An Nawawi r.a. et Hâfiz ibné Hadjr r.a., respectivement dans leurs commentaires du Sahih Mouslim et du Sahih Boukhâri).
L'opinion des oulémas de l'école hanafite est différente. Selon eux, la femme a le droit, en cas de besoin, d'effectuer seule un voyage d'une distance d'environ 80 km. Ils ont ainsi basé leur opinion juridique sur les Hadiths faisant allusion à un voyage de trois jours.

*Question N°15: Les femmes ont-elles le droit de participer à un enterrement ?

Réponse N° 15:
Il n'est pas interdit, mais plutôt déconseillé aux femmes de participer à l'enterrement d'un proche. Le Hadith qui se rapporte à cela est le suivant: "On nous a empêché de suivre le convoi mortuaire... mais sans insistance." (Rapporté par Oummé Atiya (radhia allâhou anha) et cité dans Boukhâri et Mouslim)
C'est en vertu de ce Hadith que les écoles châféites, hambalité et mâlékite déconseillent ("Makrouh Tanzihi") aux femmes de participer aux enterrements. Les mâlékitse précisent cependant que si la présence de la femme constitue une "Fitnah" (à cause de sa jeunesse ou de sa beauté par exemple), dans ce cas elle n'a pas le droit de participer. Par contre, si la femme est très âgée, ou elle est jeune mais ne présente pas de risque, et qu'elle désire participer à l'enterrement d'un proche, elle a le droit de le faire.
L'opinion de l'école hanafite est plus stricte sur cette question; selon eux, il est très fortement déconseillé ("Makrouh Tahrimi" , presque interdit) à la femme de participer à l'enterrement. Leur avis se base sur le Hadith suivant de Ibné Mâdja: Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), en s'adressant à des femmes qui étaient venues participer à un enterrement dit: "Retournez sans aucune récompense, en portant des péchés". (Cité par Ibné Mâja)
Il est à noter cependant que la chaîne de transmission de ce Hadith est "dhaïf" (faible).
Les deux principales motivations invoquées pour cette règle sont les suivantes: Il y a d'abord le fait que la femme étant de nature plus sensible que l'homme, elle risque de ne pas pouvoir retenir sa peine et avoir ainsi des réactions inappropriées aux circonstances. Ensuite, il y a bien sûr la question de la mixité entre les hommes et les femmes. (Référence : "Al Fiqh oul Islâmi" Volume 2 / Page 518)

*Question N°16:
Est-ce qu'il est permis à une femme musulmane d'assister à l'accouchement d'une autre musulmane mais seulement en tant que spectatrice et non pas pour aider?

Réponse N°16:
Vous devez certainement savoir qu'il y a unanimité des savants musulmans sur le fait qu'il n'est pas permis à une femme de regarder les parties du corps d'une autre femme comprises entre le nombril et les genoux. La seule exception concerne les cas de nécessité absolue, comme les consultations médicales et l'accouchement. Mais même dans ce cas, seules la gynécologue, le médecin ou la personne qui procède à l'accouchement aura le droit de regarder les parties privées de la patiente. Par rapport à votre question donc, il est évident qu'une femme n'a pas le droit d'assister en tant que simple observatrice à l'accouchement d'une autre femme.
Et Allah Seul détient la vérité!

# Posté le samedi 15 septembre 2007 16:52
Modifié le samedi 15 septembre 2007 17:27

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